Professionnels

autour du JOURNAL D’UN FOU de Gogol

adaptation de Nicolas Birot et Patrick Cailleau
avec Nicolas Birot
mis en scène par Patrick Cailleau
lumières de Sylvain Caro
Création les 20, 21, 22, 23 et 24 avril 2016
au Théâtre de La Lucarne
Toutes les nuits, il se réveille en sursaut dans une chambre qui n’est pas la sienne… De fortes angoisses le poussent à rechercher dans les tréfonds de sa mémoire, ce qui a pu le conduire dans ce lieu sordide. Des centaines de bouts de papier et son corps marqué de signes étranges l’aident à reconstruire son parcours.
« Il était un petit fonctionnaire dans une grande administration. Il rêvait d’un amour magnifique. La fille du directeur était si belle… »
Tout est parti de là.

Le journal d’un fou est une nouvelle de Nicolas Gogol écrite en 1834. Ce texte fort est composé à la première personne et décrit la chute inexorable d’un homme vers la folie. Nous avons utilisé plusieurs traductions et adapté certains passages afin que la parole jaillisse, plus vivante, des pages du récit. Mais toute l’histoire est là. Tour à tour tragique, absurde, comique, cruelle, grotesque et touchante, elle nous lie de manière indéfectible à ce personnage tellement monstrueux, tellement humain.
Deux siècles sont bientôt passés, la modernité du propos ne semble pas altérée. L’amour impossible, l’ambition, le pouvoir, le poids de l’administration, le harcèlement au travail sont autant de sujets qui nous touchent encore. Cette histoire est celle de l’évasion tragique d’un être médiocre mais assez fou pour s’inventer un monde où les chiens s’écrivent des lettres alors que la terre menace de s’asseoir sur la lune…

Photos de Laurent Gazal


0001J’AVAIS FAILLI JOUER BECKETT

de Nicolas Laval et Patrick Cailleau
mis en scène par Patrick Cailleau
Création les 1, 2, 3 et 4 décembre 2010 à l’Espace Artisse
C’est l’histoire d’une envie. L’envie de monter une pièce avec un seul personnage. Après quelques recherches, le choix se porte sur un texte de Samuel Beckett. Malheureusement, l’autorisation  est refusée à cause d’une exclusivité en cours. Ce n’est pas une raison pour renoncer. Nouvelle quête donc. De nombreux monologues sont lus. Mais finalement le coup de foudre artistique se porte de nouveau sur une nouvelle de… Beckett. Une autre demande d’autorisation est envoyée. Le résultat tombe à peine un mois avant la création : l’équipe n’a pas le droit de présenter l’œuvre au public…
Le spectacle que vous allez voir est donc l’histoire de cette mésaventure autour d’un projet rêvé.
Que deviennent le texte appris et le personnage construit ? Tous ces mots coincés dans un livre, tous ces mots qui n’ont pas le droit d’être représentés… Où sont les limites ?
Un hommage malicieux mais plein de respect à l’un des plus grands écrivains du XXème siècle…

Posé au milieu des décors supposés du spectacle dans lequel il devait jouer, le comédien réagit entre colère et tristesse mais toujours avec une note d’humour. Il invente toutes les manières possibles de parler du texte « La fin » sans le lire, ni le citer. Contorsions de la langue mais aussi du corps. Car oui, le corps du comédien semble se battre contre le personnage impatient d’émerger. Une sorte de possession intérieure qui interroge aussi l’acte d’incarnation.
Pas tout à fait une pièce de théâtre, ni un one man show, ce spectacle veut amuser en nous posant les questions qui touchent à la création. Création de l’écriture, création du personnage, création de la mise en scène… Evitant tout didactisme théorique, il montre par l’exemple la confrontation entre le désir et les limites.

Comédien : Nicolas Laval
Lumières : Frédéric Rocher
Photos : Laurent Gazal et L’œil du Poulpe


affiche_V1_blancheAURIEZ-VOUS PEUR DES ELEPHANTS ?
de Francisca Rosell Garcia
mis en scène par Patrick Cailleau
Création les 10, 11, 12 et 13 octobre 2008 à l’Espace Artisse

Entre rêves, souvenirs, fantasmes et délires, une femme se raconte.
Sa vie, sa première audition de chant, ses longues errances nocturnes, ses amours, son voisin…
Elle nous dit toute la vérité, ou plutôt, sa vérité.
Qui est-elle vraiment ? Une solitaire frustrée, une mythomane inoffensive ou tout simplement une idéaliste teintée de folie douce ? Tout ça sans doute…

Le personnage central pose doucement son univers onirique en s’interrogeant sur sa faculté à aller jusqu’au bout du rêve qu’elle s’est fixé. Elle voudrait devenir chanteuse, certes, mais il y a tellement d’embûches sur le parcours. A commencer par elle-même et cette facilité qu’elle a de dévier, de butiner, de fabriquer.
C’est autour de cette matière d’une richesse infinie que la mise en scène creuse son rythme.
On rit mais c’est pour être touché au cœur.

Comédienne : Sylvie Batby
Compositeur : Archie Lipton
Photos : Laurent Gazal


BARBE-BLEUEespoir des femmes
de Dea Loher
mis en scène par Patrick Cailleau
Création les 9, 10 et 11 octobre 2008 à l’Espace Artisse

Dans le conte moraliste de Charles Perrault, Barbe-Bleue tuait ses épouses parce qu’elles étaient curieuses. Chez Dea Loher, il vend des chaussures pour dames et tue les femmes qui cherchent un amour au-delà de toute mesure.
A la fois rêverie poétique, comédie tragique et quête absurde de l’autre, le texte bouscule la chronologie en privilégiant un flot continu d’émotions contradictoires.
Qui aime qui ? Qui assassine qui ?
Juliette, Anne, Judith, Tania, Eve et Christiane… Elles croisent le chemin de Barbe-Bleue et ne semblent être qu’une devant cet homme rongé de l’intérieur…
Une septième femme, aveugle, semble détenir à elle seule la vision réelle de cette histoire presque irréelle.
Alors, est-ce qu’on doit rire ou est-ce qu’on doit pleurer ?
La mort frise tellement le grotesque… Mais pourtant l’amour, lui, ne triche pas. Ainsi, on assiste désarmés à la chute d’un homme qui devient tueur malgré lui.

Beauté de l’écriture, intemporalité de l’histoire, un chef-d’œuvre qui longtemps accompagne la mémoire de celui qui a eu la chance de le découvrir.
Tragédie qui pousse à rire et comédie qui fait verser des larmes, il est vital de s’abandonner aux mots… et aux silences qui les traversent.
Ici, la mise en scène n’explique rien, elle laisse au spectateur la liberté de se raconter sa propre histoire. Tout au plus, quelques petits détails sont saupoudrés par ci, par là. Une pantoufle de verre, des cailloux blancs, une pomme rouge…
Puis dans un espace qui change en fonction des errances du héros, il y a surtout ces ampoules dénudées, en suspension comme des points de repères imaginaires. Elles s’allument, s’éteignent parfois définitivement au gré d’un hasard capricieux.
Il y a si peu de chemin à parcourir de la féerie à la cruauté.

Comédiens : Nicolas Birot, Mathilde Coutand, Manuela Azevedo
Lumières : Frédéric Rocher
Photos : Laurent Gazal


LA CANTATRICE CHAUVE
d’Eugène Ionesco
Mise en scène par Patrick Cailleau
Création les 1er, 2 et 3 mars 2007 à l’Espace Artisse
Reprise les 14, 15 et 16 Juin au Théâtre du Pont Tournant
Ce spectacle a été créé dans le cadre du projet 3W.

Un texte
Ce soir, M. et Mme Smith reçoivent du monde pour le dîner. Les invités se font attendre… Inutile de résumer l’antipièce de Ionesco, tant le flot continu et absurde des mots ne se prête guère à la réduction. Cependant, et suivant l’endroit d’où l’on se place, il est possible de s’abandonner à quelques petits détails significatifs. Il y a cette manie très déconcertante qu’ont les pendules de sonner un nombre inconstant de coups aux moments les plus inopportuns. Il y aussi cette bonne qui semble avoir quelques dons pour les en quêtes policières tout en faisant oeuvre d’impertinence prononcée. Quant à ce pompier qui déverse ses anecdotes afin d’apaiser les petits feux potentiels de ces dames, que vie nt-il faire ici ? Et puis… Et puis il y a surtout ces détournements de non sense qui contrecarrent tout désir de raison, de raisonnable…

Une mise en scène
Le croisement improbable entre différents univers… Du cartoon dans le rythme et les corps avec l’aide musicale de Spike Jones. Un mélange de Dali et Magritte pour le dérèglement d u temps et des sens. Un soupçon de clin d’œil à l’atmosphère étrange de la série britannique  » The Avengers « . Une heure de délires décalé ;s, frénétiques, gentiment gore ou comment traquer la futilité pour la hisser au rang de valeur suprême. À recommander pour tous les publics… et les autres
Comédiens : Armelle Denis-Roudeau, Julie Benedetti, Pauline Plais, François Baritaud, Jean-Philippe Lachaud, Nicolas Laval
Lumières : Frédéric Rocher
Photos : Nicolas Birot


JOURNAL D’UNE ÉVASION 
Écrit et mis en scène par Patrick Cailleau
Création les 25 et 26 mai 2002 à l’Entrepôt des Jalles
Reprise les 27, 28, 29 et 30 novembre 2002 au Théâtre du Pont Tournant

C’est l’ogre, il vit là. Il garde une porte dans un monde où il n’y a plus que des murs. Lorsqu’il attrape quelqu’un qui tente de passer, il l’attache et se nourrit de l’intérieur de so n crâne. C’est son rôle, son devoir. Il n’y met aucune passion, aucune cruauté. Céest comme ça. Un jour, il capture une jeune femme. Ému par ses pleurs, il décide de repousser son sacrifice. À partir de là, quatre autres personnages vont entrer dans l’histoire. Ils sont, tour à tour, épargnés. Privé de la seule nourriture qui l e maintienne en vie, l’ogre tourne autour des jeunes gens. C’est ainsi que va germer l’idée de l’envoyer de l’autre côté pour manger et pour voir. En son absence, les cinq autres éla borent des plans pour fuir. L’ogre revient. Il a trouvé de quoi tenir quelques jours. Il ramène également quelques pages déchirées d’un livre. Le temps passe et l’inté rêt pour les bouts de feuilles s’accroît. L’ogre paraît sensible à la lecture. Il se calme dès qu’il entend des bribes de textes…

Dans un univers où le livre est interdit et la lecture cantonnée aux mots  » utiles « , l’enjeu de la liberté passe par la curiosité du verbe. Ainsi, grâce à la découverte d’un ouvrage contenant des œuvres de Molière, Beaumarchais et bien d’autres, des prisonniers parviennent à bousculer les sens et les codes d’une société sclérosée.
Comédiens : Aurélie Lopez, Juliette Mézergues, Isabelle Peyrot, Laurent Arnaud, Anthony Miossec, Lionel Disez
Scénographie : Bruno de Lavenère
Création lumières : Laurent Queyrut
Régie : Françoise Libier
Photos : Marine Galmet


DU VENT SOUS LES PAUPIÈRES
Écrit et mis en scène par Patrick Cailleau
Création les 12 et 13 octobre 2001 à l’Entrepôt des Jalles au Haillan

C’est un huis clos entre un homme et une femme. Deux êtres qui se sont aimés, se sont séparés et se retrouvent après 7 ans. Les reproches, les règlements de comptes et les aigreurs vont doucement s’éteindre pour laisser revenir le feu de la passion.
Sur la base d’un thème universel, la mise en scène se faufile entre réalisme et poésie. Les spectateurs se retrouvent embarqués dans des images, des émotion s qui frôlent les souvenirs. Comme si les deux personnages chuchotaient à l’oreille de chacun d’entre nous…
Un théâtre à l’écriture simple et aux thèmes familiers qui raconte une histoire entre des personnages qui nous sont proches.
Comédiens : Crystal Shepherd-Cross et Benoît de Gaulejac
Scénographie : Bruno de Lavenère
Création lumières : Laurent Queyrut
Régie : Françoise Libier
Musique : Olivier Gerbeaud