Groupes de projet

Les groupes de projets existent depuis octobre 1999. Chaque année, ils présentent des spectacles dont le point commun est qu’ils s’inscrivent dans le répertoire contemporain ou la création collective.


JUKEBOXJAZZ
de Patrick Cailleau
création du 10 au 25 mai 2013 à l’Espace Artisse
Style : faux polar
Un bar, peut-être à la fin des années quarante… Les habitués viennent y écouter un peu de jazz, parler de tout et de rien… de cet assassin qui rôde au dehors. Un jour, leur petit rendez-vous familier prend une tournure inattendue.  L’un d’entre eux a disparu sans laisser de traces… Une histoire qui interroge notre part d’enfance et qui finit par nous rendre attachante toute cette galerie de portraits.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 


CONTE DE L’AVALÉE
de Patrick Cailleau
création du 3 au 19 mai 2012 à l’espace Artisse
Style : conte gothique
Dans cette Avalée les mots s’achetaient. Nul ne pouvait en utiliser un seul sans l’avoir échangé contre de la monnaie. Langues, paroles, signes… Pour fabriquer les mots, il y avait la mâchinoire. Dix-sept mâchinoires qui tournaient sans cesse afin de vendre la parole aux parleurs. Pour les faire fonctionner, il y avait quelques initiés à qui on donnait le nom de Moteurs, ceux qui créent les mots. Donc, peu d’argent, peu de mots, Puis un jour, toutes les mâchinoires vinrent à disparaître en même temps… Une fable sur la parole, la liberté de dire…

Ce diaporama nécessite JavaScript.


LES IMPATIENCES
Création collective
Création du 18 juin au 3 juillet 2011 à l’Espace Artisse
Style : exercice de styles
Partir d’un même décor, d’une même bande musicale, d’un même texte et faire trois spectacles différents sous le même titre… Il y a donc trois projets qui s’intitulent « Les impatiences ». Leurs points communs ? Il ne s’agit pas vraiment d’histoires mais plutôt de bouts de vies. Tout semble tourner autour d’une frontière… IMPATIENCES 1. Dans un motel paumé au bout d’une autoroute, un repas se prépare au milieu de trafic de toutes sortes. En butte à leurs propres frontières mentales, les habitués fêtent le départ de l’une d’entre eux. Elle a décidé d’aller de l’autre côté.
IMPATIENCES 2. Un refuge. Tout le monde y vient pour obtenir une nouvelle identité et passer ces lignes qui symbolisent la liberté. Beaucoup se font arrêter, d’autres parviennent à s’échapper. Si tous semblent avoir une vie rêvée, ils sont peu à se battre pour l’accomplir.
IMPATIENCES 3. Une sorte de résidence hyper sécurisée. Un groupe de volontaires surveille les agissements des voisins… Des dossiers sont montés sur chacun d’eux. Il ne faudrait pas qu’ils aient l’idée d’aller voir à l’étranger si c’est mieux… Tout doit rester en ordre.

Ce diaporama nécessite JavaScript.


ELPHIROULIE, OU L’ART DE CULTIVER…
Ecrit et mis en scène par Manuela Azevedo
Création le 18 juin 2011 à l’Espace Artisse
« Elles naissent là et fleurissent, Ces lettres qui jamais ne tarissent, Juste un peu de malice propice, Et les boutons s’épanouissent ! Oh hisse, mais ça crisse ? »
Tel un jardinier, celui qui occupe la fonction d’Elphiroulie se doit de semer des graines de qualité dans les rêves, les pensées de chacun…Gare à celui qui ne saura suivre la belle…


RÊVES
Wajdi Mouawad
mise en scène de Jenny Liebgott
du 6 au 11 juin 2011 à l’Espace Artisse
Willem loue une chambre d’hôtel et passe la nuit à écrire. Au bout de sa plume naît une série de personnages, créatures surgies des profondeurs de l’écrivain, autant de doubles de lui-même qui envahissent l’espace de son imaginaire. Sollicité par le désir d’un roman à venir – Architecture d’un marcheur, l’histoire d’un homme qui marche vers la mer -, Willem dialogue sans pitié avec ces êtres invisibles qui nourrissent ses colères et sa rage, ses doutes et ses angoisses de créateur.


LIVRET ESPAGNOL
de Camille Durand-Tovar
Mise en scène de Jenny Liebgott et Camille Proust
du 6 au 11 juin 2011 (sauf 8) à l’Espace Artisse

 


4 JOURS AVANT LA FIN
De Patrick Cailleau
Création du 12 au 29 mai 2010 à l’Espace Artisse
Style : Comédie d’anticipation
Il y a des draps qui pendent face au cimetière de la ville. Il fait très chaud. L’eau est devenue un bien rare et précieux. Elle fait même l’objet d’un marché noir où les règles du jeu sont violentes.Un jour, un homme différent arrive sur place… Il porte une valise. Certains le suspectent d’espionnage. A la solde de qui ? Personne ne le sait. D’ailleurs, aucun étranger n’est jamais venu se perdre par ici… Sauf peut-être ce petit bout de femme qui cherche du travail. Ce P’tit pois à qui on donne à faire des tours de garde à l’entrée du cimetière. Mais c’est quoi cette histoire ? Qui surveille qui ? Et pourquoi le temps semble se répéter autant ? Une comédie. Etrange, volontairement bancale… mais une comédie quand même. Il suffit de changer son regard pour tantôt s’imaginer qu’on se trouve projeté dans un avenir apocalyptique (fable écolo), tantôt dans une métaphore du non-sens de la vie (mais qu’est-ce qu’on attend ?) ou encore plongé dans une mise en abyme sur la création… Bref, il faut s’abandonner, saisir un fil et le tenir jusqu’au bout. Il en restera toujours l’impression étrange d’avoir croisé des humains attachants et déroutés…


H.H.
De Jean-Claude Grumberg
Du 27 mai au 06juin 2009 à l’Espace Artisse
Style : farce politique
Dans une lointaine décennie – ou demain peut-être qui sait ? – une délibération du conseil municipal de la ville de Landshut, Bavière. On y débat autour du nom que doit porter le collège. Celui-ci doit être inauguré prochainement par le président de la région. Le temps presse et seules deux lettres ont été sculptées. Deux H. Mais que cache ce HH ? Puisant dans les périodes sombres de notre passé, Grumberg utilise le biais de la farce pour nous questionner ? Jusqu’où sommes-nous prêts à faire des concessions ? A partir de quand commence l’oubli ? Pas de leçons, juste une question… On jettera sur scène quelques personnages un peu trop comme ci, un peu trop comme ça… On les laissera s’étriper un peu, nous surprendre aussi. Jusqu’au moment où…


HA! NO MAD’S LAND
Création collective La Marge Rousse
Du 21 au 31 mai 2008 à l’Espace Artisse
Style : poésie burlesque
Cinq personnages tentent d’oublier qu’ils se livrent aux basses besognes d’une guerre dont plus personne ne se souvient de la cause. Ce soir, ils ont promis de tout se dire ou au moins de raconter pourquoi ils ont atterri là, dans ce bar au milieu de nulle part.Mais les fantômes guettent… Après  » Humanité B  » et  » Hors champ « , la compagnie de La Marge Rousse livre un nouvel opus de sa collection Bouts de vies . Pas une histoire mais des histoires… Une vision très parcellaire de destins brisés, poussés à accomplir des gestes horribles dont on ne saura rien. Ils sont là, c’est tout. Mais parfois, c’est comme s’ils se retrouvaient dans une cour d’école. Et là, ils jouent à tout et à n’importe quoi… croisement improbable entre différents univers… Pas d’explication, pas de message juste des instants de rupture et quelques émotions divergentes.


HORS-CHAMP
De Patrick Cailleau
Création du 23 mai au 2 Juin 2007 à l’Espace Artisse
Style : Mise en abyme
Ce soir, dans la Cour d’Honneur, on joue la dernière œuvre de Friedrich Zuber « Le sacrifice d’Haupten ». Polémiques et controverses, la pièce ne laisse ni la critique, ni le public indifférents. Un peu plus loin, dans une vieille salle qui leur sert de loges, les rôles secondaires attendent. Ils se maquillent, se préparent, se concentrent. Les discussions fusent. Ça parle du métier de comédien et de la personnalité controversée de l’auteur. Lentement se dessinent les traits de deux mondes parallèles : celui de la lumière, des honneurs et celui, plus fragile, où chacun veut faire sa place. Jusqu’au moment où un évènement imprévu vient perturber la vision des choses…  » Hors champ  » est une pièce qui prend un angle original pour parler de la création et de ses artisans. Le spectateur est mis en coulisses aux côtés d’une dizaine de comédiens. Ainsi, il n’a accès au spectacle et à ses acteurs principaux que par l’entremise de ce qu’en racontent les petits rôles. Le hors champ est le territoire des autres, de ces absents dont on parle et qui prennent une apparence tronquée, forcément subjective. La mise en abyme opère insidieusement jusqu’à nous projeter nous-mêmes dans ce qu’on a de plus ambigu : qu’importe ce qu’on dit de l’autre pourvu qu’on ne soit pas seul…


LAMESHLAAK
De Patrick Cailleau
Création du 10 au 20 mai 2006 à l’Espace Artisse
Style : fantaisie historique
Le souverain d’un Royaume imaginaire s’ennuie. Il se sent même basculer dans une sorte de démence. Avec l’aide de sa femme de ménage dont il est amoureux, il va mettre son fou sur le trône… A partir de là, un complot prend forme. Mais dans ce pays où les personnages ne sont admis que pour ce qu’ils paraissent être, tout va rapidement s’en chaîner dans une logique approximative. Fable sur le pouvoir, la folie du pouvoir, c’est une histoire où les mots et les situations prennent la raison à contre-pied.


HUMANITÉ B
De Patrick Cailleau
Création à l’Espace Artisse du 15 au 25 juin 2005.
Reprise aux Chantiers de Blaye le 23 août 2005 et lors du Festival du Théâtre en Herbe le 29 octobre 2005
Style : drame social
Ils vivent côte à côte dans un quartier inconnu d’un pays inconnu. Tout autour les clôtures poussent jour après jour. Les illusions et les rêves dépérissent. Bribes de conversations… Echanges quotidiens mêlés d’espoir et de violence. Qui sont-ils ces gens qui semblent si loin et si proches à la fois ? Ça parle de manques. Manque d’amour, manque d’argent, manque de paix, manque de mots pour dire… Le but est de s’enfuir. Oui, mais comment ? Et par où ? Alors en attendant, ils rient, ils se battent ou partagent leurs failles. Une comédie humaine à la fois tendre et cruelle.


MADAME KA
De Noëlle Renaude
Création à l’Espace Artisse les 23, 24, 25 et 26 juin 2004
Reprise à l’Espace Culturel de Biganos le 11 décembre 2004
Style : Drame psychologique loufoque
Ce spectacle au rythme bouillonnant nous plonge dans l’univers angoissé d’une bourgeoise déçue par la vie. Devant nous défilent ses proches mais aussi ses animaux et les objets qui l’entourent. Sur un fond plutôt dramatique fait de frustrations et de déceptions, le verbe de l’auteur s’amuse à nous amuser. La mise en scène tonique embarque le spectateur dans une vision loufoque de l’existence. Entre dessin animé et version délirante d’un certain quotidien, tous les personnages apparaissent et disparaissent laissant derrière eux une trace indélébile. Un gigantesque puzzle se reconstitue dans lequel chaque élément n’est pas forcément à la place où on l’attendait. On s’étonne de ne pas avoir connu Madame Ka plus tôt…


LA COMÉDIE DE SAINT-ETIENNE
De Noëlle Renaude
Création les 10, 11 et 12 juin 2004 à l’Espace Artisse
Style : huis clos énigmatique
Dans un petit hôtel, dix personnes se croisent, s’attendent… On les surprend en flagrant délit de vie, comme si nous les regardions à travers un miroir sans tain. Devant nous, voyeurs consentants, ils paraissent tellement banals… Puis doucement, des étrangers arrivent et remplacent avec discrétion chacun des personnages auxquels nous nous étions habitués. Une sorte de menace pèse. C’est comme si nous avions la certitude qu’un crime vient d’être commis. Le pire, c’est que nous n’avons aucune preuve…


NOIR LUMIÈRE
Création collective
Création les 29, 30 et 31 mai 2003 à l’Espace Artisse
Style : poésie circassienne
Un homme tente de reconstruire son passé… Lors d’un numéro de trapèze, sa partenaire et compagne a fait une chute mortelle. Il en sort diminué physiquement et mentalement. Depuis, il fait ce qu’il peut pour rassembler les pièces éparses de sa mémoire. Tel le Benjy de Faulkner, il se retrouve ballotté entre les évènements passés et le présent. Errance d’image en image…


LA MASTICATION DES MORTS
De Patrick Kermann
Création les 27, 28 et 29 juin 2002 à l’Espace Artisse
Style : Monologues post-mortem
« Ce n’est pas parce qu’on est mort qu’on n’a plus rien à dire ». Sous les plaques de marbre du cimetière de Moret-sur-Raguse, les défunts ne peuvent s’empêcher de parler. Hommes et femmes de plusieurs générations, ils nous disent leurs bonheurs, leurs peines. Ils nous racontent comment ils se sont aimés, détestés et même entretués. Parfois douloureuses, souvent gorgées d’humour, leurs confessions sont toujours surprenantes. Elles forment une histoire qui touche forcément un bout de notre vie à nous. Même si dans cette mastication, les dents grincent, le rire finit par l’emporter.


ROUGE NOIR ET IGNORANT
d’Edward Bond
Création les 31 mai, 1er et 2 juin 2001 à l’Espace Artisse
Style : poésie politique
Un homme, qu’on appelle « Le monstre », expose les scènes de la vie qu’il n’a pas vécue à cause d’une explosion nucléaire. Pas de décors, peu d’apparats… Les comédiens tentent de porter le texte hautement poétique à travers des personnages à l’expressionnisme troublant. L’univers saturé de froideur et de mots âpres ainsi qu’un foisonnement d’images complexes créent la vision vivante d’une pièce de guerre.


LA COMÉDIE DU LANGAGE & LA COMÉDIE DE LA COMÉDIE
de Jean Tardieu
Créée le 24 mai 2000 au Théâtre des Quatre Saisons de Gradignan
Style : comédie absurde
Un procès où règne le quiproquo, un vaudeville dans lequel tous les mots sont remplacés par d’autres, des bourgeois aux rites étranges… Ce spectacle reprend toute la folie décalée de l’univers de Tardieu. Les codes du langage et du corps sont bouleversés pour le bonheur d’en rire. A chaque seconde sa surprise.